Déontologiquement parlant, je m'évertue à ne ne jamais écrire de post sous l'emprise de l'alcool. Il y aurait certainement tout un tas de bonnes
raisons à celà, une seule suffit : je n'arrive pas à ordonner mes idées.
D'où mon manque de productivité ces derniers temps. J'ai l'impression de passer un jour sur deux à boire, l'autre à me remettre...
Sale excuse, tu dis ? Peut-être bien. 48h sans poster un billet et je sens poindre un stress certain, ce qui, dans un sens, est assez stimulant. Mais n'écrire que pour donner à bouffer à
des pigeons idiots un lectorat bouillant d'impatience est une maladie trop répendue sur la blogosphère pour que je me laisse contaminer. Certains
blogs jusqu'alors lisibles ne sont plus désormais qu'un ramassi d'anecdotes, d'états de santé ou de bulletins météos sans aucun intérêt. Je me fous pas mal de savoir qu'il a plu (photos à
l'appui) chez untel ou qu'unetelle est malade et a décidé d'en profiter pour ranger son dressing. A moins, bien sur, que ces informations ne débouchent sur une envolée romanesque bien sentie ou un
pamphlet drôlatique contre le rechauffement climatique. C'est rarement le cas. Est-ce que moi je te raconte que j'ai enfin acheté mes places pour MGMT, qu'hier soir j'ai payé 18€ de parking parce
qu'il est humainement impossible de se garer dans le IVème ou que, depuis quatre jours, je n'arrive pas à remporter deux places pour Radiohead à moins de 160€ sur Ebay ? Non, alors...
Gaver ses oies de cochoneries n'a jamais fait de bon foie-gras. (Justement, hier soir j'ai mangé du foie-gras et... on s'en fout).
Donc oui, trois ou quatre jours peuvent passer sans que je ne poste quoi que ce soit. Ce n'est pas pour cela que je ne pense pas à toi, petit lecteur, ou que tu vas arrêter de me lire, n'est-ce pas
? Et puis, créer un manque n'est-il pas un moyen efficace de fidéliser le client ? C'est Pete qui me l'a dit.