Bon, suite au billet précédent, j'avais prévu de te faire un historique de la Lomographie mais, Wikipedia n'étant pas fait pour les chiens, je te prierais bien volontier d'aller jeter un oeil attentif ici.
Pour te résumer le truc, la Lomographie vient du Lomo, un appareil qui est à la photo ce que la Lada est à l'automobile. Un produit simple, pas cher et bourré de défauts (couleurs saturées et contours sombres) qui inonda le marché soviétique dans les années 80.
Les deux étudiants viennois qui le redécouvrent par hasard au début des années 90 tombent sous le charme et créent en 1993 la Lomographic Society Internationale qui convainc l'usine russe de relancer la production.
Les deux amis conceptualisent un peu le truc en édifiant les 10 règles d'or de la lomographie (qu'on pourrait résumer par "Just Do It"). D'abord popularisé dans les milieux branchouillo-artistiques, la lomographie compte aujourd'hui des adeptes dans le monde entier. A tel point qu'un Lomo LC-A neuf, se vend sur le site officiel pour la modique somme de 250 €........
Si j'étais cynique, je te dirais que payer une telle somme pour faire des photos pourries ça sent un peu le pigeon braisé (et peut-être aussi que je chanterais avec Diam's ou James Blunt, va savoir !).
Heureusement pour moi, et fort de son succès, la Lomographic Society a élargi sa gamme en lançant sur le marché tout un tas de toy-cameras 100% plastique (plus abordables) qui donnent des photos bien déjantées. On m'a offert un Fisheye et je pense bientôt craquer pour le Diana+ ou le Holga.
La péllicule n'est pas encore tout à fait morte !