Jour du seigneur oblige, mon réveil dominical n'a quasiment jamais lieu avant midi de l'après-midi. Habitude dont j'ai récemment découvert la parfaite absurdité puisque, d'après des gens qui l'ont écrit (et sans faute d'orthographe), le sommeil le plus réparateur opère avant minuit de la nuit.
Bah ouilecteurSimone (j'ai décidé de te donner un prénom parce que "lecteur" je trouve ça un peu pédant, aujourd'hui ce sera Simone, c'est sympa et en plus ça va me servir un peu plus tard pour faire un super jeu de mots) une fois les douze coups sonnés et trébuchés, ton gros dodo a autant de valeur qu'un Bibop, une vignette auto ou une carte Kiwi.
Toi, bien sur, tu continues à pioncer l'air de rien, le cul nu et la bave au bec...
Grace à moi, tu sais désormais que cette attitude relève plus de la gourmandise (un des sept péchés capitaux, je te le rappelle. C'est Julien Courbet qui me l'a dit) que de la faim. Parfaitement ! Tu es une donc une grosse feignasse qui s'ignore (enfin, qui s'ignorait Simone). Et dire que si on t'avait prévenu plus tôt, au lieu de roupiller inutilement, tu aurais pu mettre à profit tout ce temps libre pour travailler plus, gagner plus et t'offrir ainsi un décodeur TNT ou une oreillette bluetooth.
En ce qui me concerne, mes convictions religieuses m'obligent à un repos forcé et maximal. Le dimanche en tous les cas. Si si, c'est marqué dansle bilboquetla bible, ok ?
Bref, tout ça pour dire que ce dimanche matin a fait exception à la règle puisque - n'ayant qu'une confiance limitée dans la fonction magnétoscope de ma freebox - j'ai décidé de m'écarter des préceptes du prophète en sortant du lit à 9h30 tapante - folle hérésie ! - pour suivre la finale de l'Open d'Australie qui opposait Jo-Wilfried Tsonga àDjockoviqun Croate dont j'ai la flemme de chercher l'orthographe exacte du nom sur Google.
En bon français qui se respecte, Tsonga a bien évidemment perdu ce match pourtant bien entamé et franchement à sa portée. Moralité : nom, féminin. Valeure éthiques d'une personne qui se manifestent à travers sa conduite.
Si cette défaîte a eu le don de m'agacer quelque peu, les commentaires de certains journalistes sportifs comparant Tsonga à Yannick Noah m'ont carrément indisposé. Si la ressemblance physique avec Mohamed Ali est flagrante, je ne vois pas ce que Noah vient faire là-dedans...
Tsonga à plutôt l'air d'un garçon sensé et au discours intelligible. Il ne se ballade pas pieds-nus à tout bout de champ. N'est pas la personnalité préférée des français (avec le gros Douillet, Nikos et les Bisounours). Il ne s'imagine pas non plus qu'il chante du reggae juste parce que Goldman lui a composé une mélodie à contre-temps et qu'il porte des dreadlocks...
Non Simone, là vraiment, je ne vois pas.
