Vendredi 24 août 2007
Si vous aimez le 7ème art, Nanarland.com est fait pour vous. Hyper pointu, le site recense des extraits vidéos de films quasi introuvables.
Vous y découvrirez Captain Barbell (le superman philippin qui vole à reculons), Hitman le Cobra et ses dialogues ciselés ou encore WengWeng, un héros haut en couleurs.
Foncez !
Formés dès la prime enfance, ils sont vingt-trois. Vingt-trois spécialistes : ailier, scribe, aéromaître, traceur... Ils forment un groupe, une troupe; la Horde du contrevent, 34éme du nom. Partis à l'age de 11 ans des confins d'un monde ravagé, usé, érodé par des vents implacables. Leur mission; réussir là où tous les autres ont échoué. Atteindre un extrême-amont qui recule devant eux et, s'il existe, trouver l'origine de ce vent fou. Ils sont vingt-trois, donc, mais ne forment qu'un. Un pack compact qui remonte la terre à contresens, à contre-vent et à pieds, avec pour seules armes leur savoir, leur courage et leur foie en une destination qui n'existe peut-être pas.
Le roman d'Alain Damasio est une somme de travail inouïe, un pavé de sept cents pages qui vous plante au coeur même de la Horde. La gueule dans une tempête, dès la première ligne. A tel point que la troupe, très rapidement, ce n'est plus "eux", c'est "nous". Moi, vous qui avez lu ou qui lirez ce livre, nous sommes le vingt-quatrième membre de la Horde.
L'attachement aux personnages est tel, que l'impatience, chaque jour renouvelée de retrouver la Horde, se confronte à la hantise d'atteindre trop tôt l'inexorable dernière page. Mais n'est-ce pas là, la marque de l'excellence littéraire ?
Une des forces du roman tient aussi dans l'originalité du verbe. Damasio crée un univers physique et temporel propre au livre. Ce pourrait être ici et ailleurs, hier ou demain. Les références, universelles, sont toujours détournées, malaxées. La langue est réinventée. Mélange de vieux français et de néologismes crées de toute pièce par l'auteur mais dont le sens ne nous échappe jamais vraiment. Le vent s'écrit et se lit comme une symphonie, il possède son propre système de notation, vitesse, force, fluctuations, épaisseur.
En plus d'une langue propre au roman, Damasio s'efface entièrement derrière ces personnages qui s'expriment tout à tour à la première personne. Il glisse de l'un à l'autre. Chacun possédant un langage, une syntaxe, une voix propre à sa nature profonde, à son caractère. Erudit, simpliste, poétique ou vulgaire. Il modifie sa plume en fonction du narrateur temporaire. Une façon de multiplier les points de vue qui renforce l'impression d'abandon, de solitude d'une Horde qui, dégagée d'un unique narrateur omniscient, semble écrire elle-même son destin.
Ni SF, ni Fantasy, ni simplement Aventure; termes trop réducteurs face à l'ampleur du bouquin, "La Horde du Contrevent" est à la fois tout cela et bien plus encore. Une aventure humaine et philosophique, une quête poétique et "grotesque" qui aborde sans avoir l'air d'y toucher les questions fondamentales du sens de la vie, de sa vacuité, de l'en(vie) (celle d'aller voir ce qu'il y a après), de la foie, du dépassement de soi.
"La Horde du Contrevent" est un "Livre-Univers", un monument de littérature, unique, dur et saisissant. Il vous emporte loin, très loin et vous tient en haleine jusqu'à la dernière page, que dis-je, jusqu'à la dernière ligne.
J'en ai achevé la lecture hier. Je me retrouve égaré, ce soir, à l'idée de ne pas devoir l'ouvrir...
La Horde du Contrevent
Alain Damasio
Folio SF
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Idéal, qui plus est, pour vous fabriquer un igloo super solide...
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Zena Holloway est photographe sous-marin. Et plutôt doué...
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(Simon & Simon ?)
Une animation rudimentaires, des dialogues hilarants et un accent québequois aussi drôle qu'incompréhensible. Les Têtes à Claques crées par Michel Beaudet il y a un an sont désormais l'un des sites les plus populaires du Québec. Fort cocasse !
Mes préférés : "La prise d'otage", "La commande à l'auto" et la série "le pilote".
Vu sur Flickr
En plus d'avoir un "oeil", le photographe de pub Sharad Haskar ne manque pas d'humour.
Allez visiter son portfolio.
Substances illicites, traumatismes de l'enfance ou totale absence de raison, certains trésors du répertoire francophone semblent n'avoir aucune explication rationnelle.
Je vous propose cette semaine mon Top 5 des chansons pourries. J'attends les vôtres avec impatience.
1. Mon Pote le DJ - François Valery
Un Must de 1984, François rend hommage à son pote le DJ qui n'a pas une vie facile. Bah non parce que "y a des gens méchants qui lui disent souvent qu'il fait un drôle de métier". Pas cool les gens ! Heureusement, avec ce titre, c'est toute une profession qui se voit réhabilitée. Merci François.
2. P.C.V. - Yves Renier
En 1986, le comissaire Moulin nous fait partager sa rupture avec l'actrice américaine Goldie Hawn. Une chanson en guise de thérapie, quoi ! L'histoire raconte donc l'appel en PCV de Goldie depuis Los Angeles à 4 h du mat'. Vous noterez la subtilité des dialogues :"Il est quelle heure à l'oeuf en gelée ?"
3. Monaco, 28° à l'ombre - Jean-François Maurice
Le Barry White français dans son tube de 1977. D'un romantisme inégalé...
4. Pour le Plaisir - Herbert Leonard
Difficile de choisir un extrait dans le répertoire - Ô combien riche - d'Herbert. J'opte donc pour son plus grand tube, composé par Julien Lepers en 1981. Ré-écoutez-le et notez le son de "gong" pourri qui lance le refrain (BigUp Rostro).
5. Question de Feeling - Richard Cocciante & Fabienne Thibeault
Celle-ci je l'aime beaucoup. Ce n'est pas qu'elle soit vraiment pourrie, c'est juste qu'elle date de 1986; les arrangements de l'époque pouvaient foutre en l'air n'importe quelle compo avec une facilité déconcertante.
Le nouvel iMac est de sortie, toujours plus beau, encore plus fin. Mais comment font-ils ?
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Deux ans après l'excellentissime Be, Common revient avec Finding Forever, un nouvel album au moins aussi bon, si ce n'est même meilleur...
Les productions sont toujours orchestrées par un Kayne West au sommet de son art et dont l'album perso devrait, lui, sortir le 10 septembre prochain (on en salive d'avance).
Les textes érudits, le flow serein de Common et les participations prestigieuses de D'Angelo, Dwele ou Will.I.Am font de cet opus une nouvelle perle au collier d'un hip-hop classieux, bien loin des fanfaronnades du rap bling-bling et m'as-tu vu.
En extrait, le single The People en featuring avec Dwele. D'une rare efficacité avec son refrain d'une coolitude absolue:
Qu'on le veuille ou non, un nouvel album du Dieu Prince est toujours un évènement. Un évènement raté diront les mauvaises langues, reprochant au Kid son goût prononcé pour le réchauffé molasson. Faux ! Si chaque nouvel opus ne génère, ces dernières années, que déceptions et critiques ascèrbes, c'est parce que l'attente est trop grande face à l'un des derniers génies de la musique. Si les dernières galettes princières (3121, Musicology) peuvent paraître un peu routinières à son niveau, les productions restent largement au-dessus de ses contemporains et du pseudo RNB asceptisé dont on nous gave allègrement les esgourdes.
Planet Earth n'est ni meilleur, ni moins bon que 3121 ou Musicology. Comme eux, il contient deux ou trois morceaux sans intérêt et, comme eux, quelques traits de génie à côté desquels il serait dommage de passer. Extraits :
Future Baby mama
Une balade moite et sexy sur des beats synthétiques très 80's. Classe !
Mr. Goodnight
Façon 90's Prince rappe au milieu de voix féminines lascives. Du vrai RnB qui groove.
Chelsea Rodgers
La pépite de l'album. Une bombe funk, presque disco, montée sur un ressort de basse énorme. La section de cuivre déboule ensuite instrument par instrument. Claquements de mains, percus...
Tuerie sur la piste de danse.
Planet Earth - Prince
Sony BMG
Sorti le 16 juillet

