Vous êtes sur Paname samedi soir ? Bande de petits veinards !!! Le future plus grand groupe du monde, alias Majestic, gros buzz musical du moment se produit au "Warzim Boule de Feu" à 21h.
Duo parisien né il y a deux ans, Majestic vaporise un éléctro-rock raffiné et éclatant. A découvrir d'urgence sur leur MySpace.
Disponible uniquement en téléchargement légal sur le site du groupe
depuis le 10 octobre, et au tarif qu’il vous plait, In Rainbows, le nouvel album de Radiohead est une véritable révolution marketing. Qui d’autres aurait pu se permettre
un tel bras d’honneur à l’industrie du disque ? Peu de monde.
Après quatre ans et demi de silence, le quintet d’Oxford, nous livre donc 10 nouveaux titres. Premier constat : Thom Yorke et ses acolytes ont pratiquement laissé tomber les
machines et leur délire électro entamé avec Kid A. Cependant, il ne faut surtout pas croire que le résultat en devient moins péchu ou moins fouillé. Mais la première écoute d’un album de
Radiohead n’est jamais la bonne. Cette apparente simplicité est très travaillée. Assez rapidement, In Rainbows s’impose comme un chef d’œuvre, sublime et fragile. Le
groupe a atteint un niveau de composition différent (n’employons pas le terme supérieur). Ici pas de belles mélodies à la guitare, faciles à reprendre chez soi. Dans In Rainbows, la
musique naît d’un tout, de l’effort de tous les membres du groupe. Sur certaines chansons même, le principal instrument mélodique reste la voix de Thom Yorke, accompagnée des
autres instruments.
L’exploit, c’est toujours et encore, de ressentir l’évolution musicale de ce groupe qui n’en finit pas de surprendre et de se surpasser à chaque nouvel opus. En effet après l’album «
bilan-patchwork » qu’était Hail to the Thief, Radiohead nous livre ici son album le plus cohérent. In Rainbows est un ensemble, un tout indissociable dont chaque
titre semble indispensable. Ce 7ème effort du groupe envoûte et transporte complètement. Il devient un plaisir solitaire. On préfèrera l’écouter seul, dans le noir, un casque sur les oreilles. Une
musique épurée, puissante, pas si évidente qu’elle en a l’air. Assurément l'album le plus « planant » du groupe.
Au final, avec In Rainbows, Radiohead fait un peu la musique dont on rêvait. Les Anglais nous livrant une sorte de pépite, un objet précieux, délicat et raffiné. C’est l’œuvre d’un groupe
qui possède une confiance extrême dans son travail et dans son talent. D’un groupe qui ne se met pas en avant, mais au service de sa musique. La plus belle et la plus enthousiasmante de notre
époque.
Après les très bonnes performances de Midnight Juggernauts, MSTRKRFT (prononcez MasterKraft) et les Klaxons, j'attendais
le show des Justice avec une certaine apréhension.
Malgrès une prestation un peu courte, les deux branleurs ont bien assuré le spectacle (le coup du piano à queue sur D.A.N.C.E était archi-cheap mais tellement drôle...).
Après nous avoir écoeuré tout le mois d'août en jouant 21 dates à Londres (sans faire ne serait-ce qu'un petit saut chez nous), Prince se la joue Ipsos en organisant sur son
blog un sondage qui déterminera le lieu de son prochain voyage. En course, Paris, les Etats-Unis, Rome, La hollande et l'Australie. A l'heure où je vous parle, Paris est en tête avec 36% des voix.
Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour moi. Allez votez !
En attendant, vous pouvez toujours mâter son dernier clip (Chelsea Rodgers) en cliquant ci-dessous.
Après un premier album (Down in Albion, 2005) plutôt inégal dans l’ensemble, Pete et sa bande reviennent avec ce Shotter’s Nation qui, dès la première écoute se hisse au-dessus de toutes espérances. La progression est
prodigieuse. Il faut l’avouer, malgré plusieurs tubes (Fuck forever, Pipedown, Killamangiro, A’rebours), le premier opus péchait par un manque de rigueur, la faute à plusieurs titres
brouillons qui parasitaient quelque peu l’ensemble. L’année dernière le groupe nous sort un mini EP, The Blinding EP qui rectifie le tir en nous proposant cinq pépites, parmi les
meilleures écrites par Doherty.
Aujourd’hui, les p’tits gars enfoncent le clou. Une production plus soignée, des compos plus cohérentes, et un Pete
Doherty au top de sa forme. La preuve qu’il est capable du meilleur lorsqu’il ne se saborde pas lui-même, ce qui lui arrive malheureusement un peu trop souvent.
Reste sa musique, donc. Douze titres et absolument rien à jeter. Encore et toujours des tubes en puissance (le single Delivery, Side of the Road, French
Dog Blues, Deft Left Hand…) et l’exploit de mettre dans pratiquement chacune de ces pop songs un morceau de bravoure. Un riff renversant par ci, un pont des plus efficaces par là ou encore
un solo ravageur sorti de nulle part. Et avec une certaine désinvolture, Doherty ne les fait durer qu’un instant. Juste le temps de les savourer.
Comme pour nous dire haut et fort que des moments géniaux, il peut en composer à la pelle. Et c’est vrai.
On sent une certaine fierté dans Shotter’s Nation (l’ex-Libertines n’hésitant pas à se citer en reprenant
une partie de Fuck Forever pour la mettre dans Unstookie Titled), comme si le groupe sentait qu’il vient de mettre le meilleur de lui dans cet opus.
Entre rock déglingué, ballades torturées et pop déjantée Pete Doherty et sa bande nous pondent donc un album qui
force le respect. L’avenir s’annonce palpitant...
Après un été aussi morne musicalement que climatiquement, la rentrée a vu paraître quelques jolis albums, et ce malgré un marché du disque de plus en plus
difficile. J'ai enfin trouvé le temps de faire un point sur les quelques galettes qui, selon moi, méritent une attention toute particulière.
CHROMEO -
Fancyfootwork (V2 - septembre 2007)
Les deux canadiens Dave-1 et Pee Thug ont pafaitement assimilé le meilleur des années 80. Intros Princières,
vocodeurs et synthés façon Supertramp, Chromeo assument leurs références et les citations pullulent. Dans leur mixeur éléctro on trouve du
Jackson, du Billy Joel, ou du Brother Johnson, bref le meilleur de ce qui faisait bouger les pieds à l'époque. Le
résultat ? Un album drôle et fichtrement efficace pour les pistes de danse, bourré d'un groove tellement gras qu'il colle au doigts. A n'écouter que très très fort !!! Extrait : Bonafied
Lovin'
MESHELL NDEGEOCELLO - The World has made me the man of my dreams
(Unviversal - septembre 2007)
Septième album pour la bassiste américaine et toujours pas de fausse note. Les frontières musicales semblent s'effacer sur son passage et, après le jazz dans
son prédédent album, la miss, toujours en quête d'expérimentations nouvelles, se frotte cette fois-ci à la new wave des 80's. Choix étonnant pour quelqu'un dont les pieds sont, quoiqu'on en
dise, ancrés dans la black music. Une fusion étrange mais réussie dont il émane un mysticisme envoûtant. Extrait : The Sloganeer : Paradise
BLACK JOY -
Time (Discograph - octobre 2007)
Sous le pseudo de Black Joy, le producteur français Jérome Caron sort un premier album
aussi difficile à classer qu'à décrire. Une base funk, de l'éléctro, de la pop, de longues phases instrumentales... Un disque langoureux qui s'écoute plus qu'il ne se raconte. Extrait :
Cherrystones
CHINESE MAN - The Groove Sessions (Just Like Vibe - octobre
2007)
Le collectif français a enfin eu la bonne idée de réunir sur un même CD leurs 3 maxi sortis depuis 2005 et jusqu'alors uniquement disponible en microsillons. Avec pour maître-étalon DJ
Shadow, les gus de Chinese Man concoctent un Hip hop-Electro (Abstract) qui rappelle par moment Four Tet. En extrait, le morceau qui les a
popularisé auprès du grand public puisque repris dans une pub pour Mercedes :
K'NAAN - The Dusty Foot On The Road (ULM -
septembre 2007)
Si, comme moi, vous aviez râté la sortie de son premier album en 2005, ce
live, enregistré aux 4 coins du globe (Djibouti, New-York, Paris...) va vous servir de séance de rattrapage. Le rapeur somalien, qui a fui la guerre civile il y a une quinzaine d'années pour
trouver refuge au Canada, est un véritable phénomène musical. Hip Hop dépouillé perclu d'influences africaines, guitare et percus pour seuls accompagnement, textes lucides scandés, slamés avec
un charisme rare. Entre Saul Williams et The Last Poets. En concert à Paris le 23 octobre. Extrait :
Smile
TUMI and The Volume (PIAS - octobre 2007)
Avec une formation relativement simple à la
base (basse, batterie, guitare, voix), les 4 larrons (2 blacks, 2 blancs) issus des faubourgs de Johanesbourg développent un hip hop magistral d'intelligence et de talent. Oscillant entre jazz et
funk mais toujours les pieds profondément enfoncés dans le terreau musical africain. Le flow de
Tumi est rapide, précis et ses textes quasi littéraires. Le quatuor évoque sans rougir The
Roots ou encore les Fugees du début, le tout sans se départir d'une touche toute personnelle. Le combo sud-africain navigue bien loin du formatage américain ou européen.
Et si l'avenir du hip hop venait d'Afrique ? Deux extraits pour vous en convaincre :
Floor et The stroy behing the pain
Chance inouïe, Tumi and the Volume sont passé en bas de chez moi vendredi soir.
Cliquez sur la photo pour voir un extrait live.
Première partie improbable, très chaude ambiance et -M- en
guest pour le rappel. Bref, un très bon concert de Cassius vendredi soir au bataclan. Même si n'y
avait pas la pure folie du concert de mars à la Cigale.
Ci-dessous quelques vidéos en HD 5.1 tournées par mes soins.
Une première partie surprenante...
Toop-Toop en rappel avec M à la gratte.
La suite des vidéos c'est par ici. Prochaine étape :
Justice et les Klaxons au Zénith en
novembre...
Deux ans après l'excellentissime Be, Common revient avec Finding Forever, un nouvel album au moins
aussi bon, si ce n'est même meilleur...
Les productions sont toujours orchestrées par un Kayne West au sommet de son art et dont l'album perso devrait, lui, sortir le 10 septembre prochain (on
en salive d'avance).
Les textes érudits, le flow serein de Common et les participations prestigieuses de D'Angelo, Dwele ou Will.I.Am font de cet opus une nouvelle perle au collier d'un hip-hop classieux, bien loin des fanfaronnades du
rap bling-bling et m'as-tu vu.
En extrait, le single The People en featuring avec Dwele. D'une rare efficacité avec son refrain d'une coolitude absolue:
Qu'on le veuille ou non, un nouvel
album du Dieu Prince est toujours un évènement. Un évènement raté diront les mauvaises langues, reprochant au Kid son goût prononcé pour le réchauffé
molasson. Faux ! Si chaque nouvel opus ne génère, ces dernières années, que déceptions et critiques ascèrbes, c'est parce que l'attente est trop grande face à l'un des derniers génies de la
musique. Si les dernières galettes princières (3121, Musicology) peuvent paraître un peu routinières à son niveau, les productions restent largement au-dessus de ses contemporains et
du pseudo RNB asceptisé dont on nous gave allègrement les esgourdes.
Planet Earth n'est ni meilleur, ni moins bon que 3121 ou Musicology. Comme eux, il contient deux ou trois
morceaux sans intérêt et, comme eux, quelques traits de génie à côté desquels il serait dommage de passer. Extraits :
Future Baby mama
Une balade moite et sexy sur des beats synthétiques très 80's. Classe !
Mr. Goodnight
Façon 90's Prince rappe au milieu de voix féminines lascives. Du vrai RnB qui groove.
Chelsea Rodgers
La pépite de l'album. Une bombe funk, presque disco, montée sur un ressort de basse énorme. La section de cuivre déboule ensuite instrument par instrument. Claquements de mains, percus...
Tuerie sur la piste de danse.
Planet Earth - Prince
Sony BMG
Sorti le 16 juillet
Désolé pour l'absence de post ces derniers jours mais tout le quartier à subit une panne générale et ma connexion n'est revenue qu'en fin
d'après-midi.
Tout le monde s'en fout ? Très bien je passe donc à la suite et vous invite à jeter un oeil indulgent aux vidéos qui suivent. D'une qualité parfaitement
atroce (image, son, cadrage), elles ont été tournées par mes soins...
Hier soir , donc, concert des 3 quadras du rap Old School newyorkais au Zénith de Paris. Les Beastie Boys et leur poto
MixMasterMike en vrai de vrai. Fosse survoltée, ambiance déchaînée, loin des clichés du rap "bling bling" dans leurs costards cravates, les presque papys du
hip-hop US ont mis le feu 2 heures durant.